Science pour tous

Posted on 1 septembre 2019

L’association « Science pour Tous 06 » a été créée en août 2018. Elle est composée de plus de 50 chercheurs et enseignants-chercheurs de haut niveau, travaillant dans tous les organismes d’enseignement et de recherche des Alpes-Maritimes. Plus de 90 sujets de conférence sont proposés, tous accessibles à tout public (minimum 15-16 ans mais sans connaissance aucune de la science). Ces intervenants ont conscience qu’à une époque de fake news, d’approximations voire de manipulations des informations, il est primordial d’apporter l’éclairage de personnes dont le métier est de comprendre un sujet donné avec toutes ses facettes.

Elle a pour objectif d’aider un « organisateur » (municipalités, médiathèques, associations ou tout autre organisme des Alpes-Maritimes) à mettre en place une programmation annuelle régulière de conférences gratuites destinées à tout public.

Ces conférences ont la particularité d’être données par des chercheurs bénévoles des Alpes-Maritimes (offrant une relation proche entre un chercheur de notre région et des citoyens), avec une grande régularité et un programme préparé à l’avance chaque année et diffusé largement.

Cette animation est gratuite pour les organisateurs mais ils doivent cependant assurer la communication et la logistique des conférences.

François Cauneau

François Cauneau est Maître de Recherches à l’École Nationale Supérieure des Mines de Paris. Coordinateur de nombreux projets internationaux pour le compte du Programme des Nations Unies pour l’Environnement et l’Union Européenne, il a participé à l’élaboration des premiers systèmes d’informations numériques permettant d’intégrer les données d’océanographie spatiale dans les plans de lutte environnementale. Aujourd’hui il consacre ses travaux à l’adaptation des modèles de description locale de la Mécanique des Fluides Numérique pour la gestion des projets intégrant les Énergies Nouvelles et Renouvelables.

La quête incessante de l’énergie dans les sociétés humaines. Y a t-il une limite?

Quels rapports entretiennent les êtres vivants, l’être humain aux différents stades de son développement avec l’énergie? Nous aborderons ces questions au travers d’une présentation des grands bilans énergétiques planétaires. La dernière partie de la conférence reprend le problème du positionnement des sociétés humaines par rapport à leurs besoins en énergie du point de vue de l’approvisionnement en matières premières pour les activités économiques. Le modèle de l’économie dite délocalisée est replacé en perspective par rapport à ce que nous enseigne l’histoire du vivant, ce qui amène à reformuler différemment la question de l’impact environnemental de la production d’énergie. Cette vision alternative amène à une conclusion très en dehors des sentiers battus sur les limites qui se poseront aux sociétés de demain.

Denis Allemand

Denis Allemand est Professeur des Universités et Directeur Scientifique du Centre Scientifique de Monaco, l’Institut de recherche de la Principauté de Monaco. Son principal domaine de recherche concerne la physiologie des organismes marins, principalement des coraux (coraux constructeurs de récifs, corail rouge, gorgone…), avec un intérêt particulier pour deux fonctions biologiques majeures, la biominéralisation (formation des squelettes, coquilles…) et la symbiose dans les conditions normales et sous l’effet de perturbations environnementales (réchauffement global, acidification des océans). Il est co-auteur de plus de 140 articles scientifiques et de nombreux chapitres d’ouvrages. Il est membre de différents conseils scientifiques (Fondation Prince Albert II, École Pratique des Hautes Études, IFREMER) et conseils d’administrations (Observatoire Océanologique de Villefranche-sur- Mer, Institut du Droit Économique de la Mer), il est également co-responsable scientifique de l’expédition Tara Pacifique.

Biodiversité Marine et Santé humaine

On parle beaucoup de la biodiversité marine mais que reflète-elle par rapport à la biodiversité terrestre ? En quoi sa connaissance peut-elle aider à améliorer la santé humaine ? Cette conférence permettra de présenter les caractéristiques de la biodiversité marine et de présenter son importance pour la santé humaine où elle peut être utilisée comme source de nouveaux médicaments, d’outils pour la médecine ou encore de modèles biologiques pour résoudre de grands problèmes biologiques comme le vieillissement.

Pierre Bernhard

Pierre Bernhard est directeur de recherche émérite à l’Institut National de Recherche en Informatique et Automatique (INRIA) Sophia Antipolis, dont il fut le fondateur et premier directeur. Il travaille actuellement dans le projet Biocore dont le but global est de contribuer à préserver l’environnement en développant de nouvelles sources d’énergie, en évitant la pollution des eaux ou l’utilisation de produits chimiques pour les cultures. Ayant commencé sa carrière à l’École des Mines de Paris, il a été professeur des universités, à Paris et à Nice. C’est un spécialiste de la théorie des jeux dynamiques.

Les mathématiques dans la vie courante

D’innombrables actes du quotidien emploient une débauche de mathématiques sans que nous en soyons conscients. Après avoir brossé un tableau, forcément incomplet, de cette situation, nous nous concentrons sur un certain nombre de points concernant la voiture automobile, sans oublier le GPS de voiture, un des objets courants porteur du plus grand bagage mathématique.

Alice Mija

Alice Mija est chimiste et physico-chimiste dans la science des polymères et enseignant- chercheur à l’université de Nice Sophia Antipolis. Après des études de chimie macromoléculaire à l’Institut Polytechnique de Iasi (Roumanie), elle effectue une thèse de doctorat à l’Ecole des Mines de Paris, CEMEF, Sophia-Antipolis. En 2004 après un séjour postdoctoral d’un an à l’université de Nice Sophia Antipolis, elle intègre cette université en tant qu’enseignant-chercheur. Ses activités de recherche sont orientées vers les matériaux polymères : synthèses, design de leurs propriétés et applications, les aspects d’économie circulaire et valorisations des déchets polymères.

Peut-on recycler les matières plastiques?

Que sont les « matières plastiques »? Comment on les fabrique ? Quel est le lien entre la soie d’araignée et une raquette de tennis ? Quel est le secret de leurs succès et pourquoi sont-ils considérés comme indispensables dans nos activités quotidiennes? Mais quels impacts ont-ils sur l’écosystème ? Comment on peut leurs donner une « deuxième vie » après le recyclage ? Nous répondrons à ces questions en donnant des exemples concrets

Tobias Scheer

Tobias Scheer est directeur de recherche au CNRS en linguistique et directeur de la Maison des Sciences de l’Homme Sud-Est. Sa spécialité étant la phonologie (étude de la représentation mentale des sons), il s’intéresse aux sciences cognitives qui définissent le théâtre dans lequel les différentes fonctions cognitives, dont le langage, se déroulent. Une question centrale dans la recherche sur le cerveau (brain) et l’esprit (mind) est l’interaction entre les deux : comment passe-t-on d’un objet matériel (brain) à un objet immatériel (mind), et vice-versa ? En quoi les propriétés de l’un peuvent-ils éclairer l’autre ?

La Réalité et ce que notre cerveau en fait

Y a-t-il une différence entre le monde qui nous entoure et la perception que nous avons de lui ? Au 18e siècle Immanuel Kant répond par l’affirmative, ajoutant que l’homme ne connaîtra jamais l’objet réel, quel que soit le progrès technologique. Nous savons aujourd’hui par la mise à l’épreuve expérimentale qu’il avait raison : la perception crée des objets qui n’existent pas, ou plutôt, qui existent seulement dans notre imagination. Comment étudier ces objets qui n’ont pas de matérialité ? Certes ils sont d’une manière ou d’une autre le produit de l’activité cérébrale, mais leurs propriétés sont indépendantes du cerveau. La conférence explique les deux théories principales du système cognitif (mind), la modularité et le connexionnisme. L’intelligence artificielle à la une aujourd’hui repose sur cette dernière, mais est-ce que pour autant les machines exécutant les algorithmes dits d’intelligence artificielle se rapprochent du fonctionnement du cerveau ou de l’esprit ?