Informations sur les hameaux de Ste Sabine et Béroulf

Publié le 20 avril 2018

Une semaine après l’éboulement, tout le monde s’organise avec les difficultés du quotidien, les riverains isolés comme la commune.

Une nouvelle réunion a été tenue ce jour par le maire à Sainte Sabine pour faire un point de situation.

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® Julien Avinent / Nice-Matin / BEVERA.fr

Concernant la ligne téléphonique, les services travaillent dessus mais les difficultés techniques sont réelles puisque les poteaux sont partis avec l’éboulement. Pour le moment, il n’y a pas de date de rétablissement annoncée.

Concernant les assurances, pour les particuliers, aucune assurance ne prend quoi que ce soit en charge. Pour la commune, pour le moment nous attendons la réponse de la Responsabilité Civile. La demande de catastrophe naturelle a été faite et la constitution d’un dossier pour demander une aide de l’Etat est initiée.

Concernant la création d’une piste, la volonté de la commune est de trouver un nouveau tracé. Le coût sera sûrement élevé mais on ne peut pas abandonner tous ces Sospellois. La commune ayant dégagé une capacité à emprunter, il faudra le faire. Reste à espérer que cela soit dans une fourchette raisonnable. Nous avons une aide très forte du Département, et nous remercions le Président du Département, Charles Ange Ginesy, pour l’appui technique et l’ingénierie indispensables qu’il nous fournit. L’étude de faisabilité avance vite et un tracé semble possible.

L’obstacle majeur est que la commune ne maîtrise pas le foncier. Un relevé de l’ensemble des propriétaires a été fait mais malheureusement il y a des vides puisque tous les noms n’apparaissent pas ou que les parcelles sont en indivision. Nous nous sommes déjà rapprochés des services des finances publiques pour obtenir ces noms et une évaluation du prix des terrains.

Si un arrangement ou cession à l’amiable n’est pas faisable, il faudra lancer une procédure de DUP (demande d’utilité publique) qui sera longue mais aboutira. Nous espérons que chacun aura le bon sens d’accepter la transaction en amont.

Une réunion de synthèse est prévue en préfecture à la mi-mai pour mettre clairement à jour la stratégie à adopter. Monsieur le Préfet suit tout cela de très près et reviendra sur place à la rencontre des riverains.

Concernant le ravitaillement, à partir de demain, la commune a organisé un transport de marchandises à dos d’ânes les mercredis et samedis matins au départ de Gerbaïa (côté Béroulf). 2 sentiers ont été parfaitement nettoyés, nous remercions Force 06 , les employés communaux et l’entreprise venue en renfort et permettent un cheminement plus confortable.

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® Julien Avinent / Nice-Matin / BEVERA.fr

Concernant les transports en commun, une information a été faite et un arrêt provisoire proposé au niveau du transformateur au dessus du pont du Guiou pour le service activable sur la ligne F. Les riverains sinistrés pourront également profiter des bus de ramassage scolaire.

Concernant la sécurité, les pompiers se sont encore rendus sur place ce jour pour évaluer le terrain et prendre les dispositions nécessaires en cas d’incendie.

Concernant les secours, la voie d’évacuation par hélicoptère sera privilégiée, un médecin est riverain ainsi que 2 infirmières. Les sentiers sont accessibles aussi en vélo électrique pour gagner du temps.

Des locaux ont été proposés à deux entreprises. Pour le moment, il faut vérifier s’ils sont adaptés ou non aux besoins.

Localement, les riverains s’organisent avec ingéniosité et entre-aide. Un héliportage des véhicules bloqués là-haut est en cours d’organisation. Il servira également à monter des produits lourds (gaz, essence, eau….).
Le conseil municipal a décidé de participer financièrement à cette opération pour un montant de 2000 euros.

D’autres améliorations sont à prévoir, notamment une zone de parking côté Beroulf, nous allons solliciter dès lundi matin des propriétaires pour voir s’ils acceptent cette mise à disposition.

Sur la légitime question de “pourquoi avoir attendu alors que tout le monde savait que la route allait tomber?”

Un rapport de 1909 indiquait déjà l’instabilité de cette route et le risque d’effondrement. En 2001, la municipalité de l’époque avait fait faire une étude qui avait préconisé une solution technique très onéreuse. Son absence de mise en oeuvre aurait pu être critiquable mais il s’avère que les travaux n’auraient servi à rien puisque le phénomène est d’étendue bien supérieure aux prévisions. De même, depuis 4 ans, nous surveillions ce mouvement de terrain sur la base de cette étude de 2001. Nous avions engagé une étude du lit de la rivière avec une mention particulière sur le risque d’obstacle du lit de la Bévéra en cas d’éboulement. Samedi, lorsque le phénomène s’est produit, tout le monde connaissait le risque et donc l’a parfaitement appréhendé, c’est déjà une chance.

Depuis quelques temps nous évoquions la possibilité d’un autre tracé. Construire une nouvelle route avant que l’autre ne disparaisse n’aurait eu aucun sens puisque depuis 1909 on nous disait qu’elle allait tomber et qu’on ne peut pas enclencher de procédure de DUP lorsqu’il n’y a pas un besoin justifié.

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® Julien Avinent / Nice-Matin / BEVERA.fr