Fin des contrats aidés

Publié le 30 juillet 2017

Une pétition a circulé il y a quelques jours, concernant le non renouvellement avec absence de remplacement pour le moment de la personne qui assurait la fonction de “papy trafic” au niveau du passage piéton de la montée du Serret.

Réglementairement, un contrat dit “aidé” est un contrat spécifique dont la durée est déterminée et réalisé dans des conditions spécifiques prédéfinies par l’Etat. La commune a chaque fois employé sans jamais promettre d’embauche définitive mais en accompagnant chaque fois l’emploi par une formation.

Le bien fondé ou pas des contrats aidés, n’est pas du ressort de la commune. Cependant, alors même que les baisses de dotations sont drastiques, ils sont un soulagement budgétaire pour les collectivités.

Depuis début juin 2017, la signature d’un contrat aidé n’est plus possible et ce, jusqu’à nouvel ordre. L’impact communal n’est pas négligeable et pourrait devenir critique.

Voici un point de la situation communale, au moment du vote du budget c’est-à-dire en mars 2017:

  • Nombre de contrats aidés à 20 heures tous services confondus : 7 contrats
  • Nombre de contrats aidés à 35 heures tous services confondus : 10 contrats
  • Fin de contrat 20h d’ici fin 2017 : 4
  • Fin de contrat 20h d’ici début 2018 : 3
  • Fin de contrat 35 h d’ici fin 2017 : 6
  • Fin de contrat 35h courant 2018 : 1

Budgétairement, remplacer tous ces contrats “aidés” par autant de contrats non aidés est absolument impossible d’autant plus que des chantiers structurants ont été engagés notamment la construction de la nouvelle école maternelle. Il faudrait trouver 150 000 euros de recettes supplémentaires pour 2018.

La question est aussi “quels services restreindre?” puisque tous ces employés ont des fonctions et qu’ils ne peuvent pas être remplacés.

  • Aujourd’hui la charge de travail est immense et vaste, le terrain est très étendu et beaucoup de choses sont vétustes et nécessitent un entretien continu.
  • Aujourd’hui malgré tous les efforts fournis, les récriminations ne cessent: les rues sont sales, les dépôts sauvages gâchent le paysage, les voitures sont mal stationnées, …..
  • Aujourd’hui, beaucoup d’économies sur le budget de fonctionnement de la commune ont été faites mais en faire encore davantage signifierait réduire le service.
  • Aujourd’hui, des économies en moyens humains sont encore possibles tout simplement en se posant la question “est-ce que mon geste est civique?”

Il faut un effort citoyen de tous en terme de propreté urbaine, de dépôts “sauvages”, de respect des règles de vie en société et de respect des lois. Le bénévolat est également bienvenu.

Vous entendez tous parler de baisse des dotations depuis 3 ans, un effort supplémentaire est encore demandé aux communes mais les communes comme la nôtre n’y arriveront pas seules.

Pour simple exemple et qui est le plus criant: durant le temps de cantine, pas moins de 15 employés sont mobilisés.

  • Le prix du repas est de 3.90 euros
  • Le prix plafond d’une journée de centre aéré est de 18 euros.
  • Pour couvrir le coût réel, il faudrait un prix de repas à près de 8 euros et un prix de journée de centre aéré à plus de 30 euros.

Prenez conscience de tout cela car l’avenir de notre village est aussi entre vos mains et aujourd’hui l’inquiétude est grande car tout le monde demande toujours plus mais avec beaucoup moins de moyens financiers et il est fort à parier que cela va s’inscrire dans la durée.

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someonePrint this page