Catastrophe naturelle

Publié le 25 janvier 2018

phenomene-de-retrait-gonflementSuite à sécheresse 2017 et à la réhydratation des sols qui s’en est suivie, des administrés ont constaté des désordres sur leurs biens et en ont informé la commune.

Dans ce contexte, nous souhaitons demander la reconnaissance de catastrophe naturelle.

Pour cela, nous demandons aux personnes qui ont subi des dégradations de bien vouloir se faire connaître en adressant au secrétariat de la mairie un courrier indiquant la nature des dommages subis sous dizaine à compter de la parution de la présente information.

Manifestation des dégâts (extrait du site http://www.georisques.gouv.fr/)

Le sol situé sous une maison est protégé de l’évaporation en période estivale et il se maintient dans un équilibre hydrique qui varie peu au cours de l’année. De fortes différences de teneur en eau vont donc apparaître dans le sol au droit des façades, au niveau de la zone de transition entre le sol exposé à l’évaporation et celui qui en est protégé. Ceci se manifeste par des mouvements différentiels, concentrés à proximité des murs porteurs et particulièrement aux angles de la maison. Ceci se traduit par des fissurations en façade, souvent obliques et passant par les points de faiblesse que constituent les ouvertures.

Les maisons individuelles sont les principales victimes de ce phénomène et ceci pour au moins deux raisons :

  • la structure de ces bâtiments, légers et peu rigides, mais surtout fondés de manière relativement superficielle par rapport à des immeubles collectifs, les rend très vulnérables à des mouvements du sol d’assise ;
  • la plupart de ces constructions sont réalisées sans études géotechniques préalables qui permettraient notamment d’identifier la présence éventuelle d’argile gonflante et de concevoir le bâtiment en prenant en compte le risque associé ;

Les désordres se manifestent aussi par des décollements entre éléments jointifs (garages, perrons, terrasses), ainsi que par une distorsion des portes et fenêtres, une dislocation des dallages et des cloisons et, parfois, la rupture de canalisations enterrées (ce qui vient aggraver les désordres, car les fuites d’eau qui en résultent provoquent des gonflements localisés).