Barrage: explications et travaux

Publié le 18 septembre 2018

Suite au glissement de terrain de Béroulf survenu le 14 avril 2018, le RTM (Restauration des Terrains en Montagne, branche de l’ONF) a été missionné par le Préfet pour présenter un état des lieux et des recommandations d’actions.

beroulf

© Photo : France 3 Côte d’Azur / Thierry Bonnefoix / Visiotech

Aperçu chronologique:
  • 14.04.2018: glissement de terrain de 209 000m3.
    création d’un barrage naturel de 105 000 m3 et d’une retenue de 102 600 m3
  • 18-20.04.2018: travaux d’urgence (création d’un canal de décharge de 5m de large et abaissement du niveau de la retenue de 2.7m, vidange du volume initial de 102 600m3 à 39 000m3)
  • 18.05.2018: comité de pilotage: début de la mission de RTM
  • Ete 2018: comité technique, visites sur site, notes méthodologiques complémentaires…Etc.

RTM a mis notamment en évidence qu’une 2ème phase de travaux d’urgence est nécessaire pour sécuriser le barrage naturel en prévision des crues d’automne de la Bévéra. Les niveaux d’eau dans la retenue et les vitesses dans le chenal peuvent atteindre des valeurs très importantes dès la crue décennale. La nature gypseuse des matériaux obstruant le cours d’eau est un facteur aggravant non négligeable. Le risque d’une rupture de barrage serait la submersion d’une partie du village.

Lors du comité de pilotage qui s’est tenu le 5 septembre en préfecture, il a été décidé:

  1. de recréer un lit de cheminement de l’eau dans l’axe de la rivière (il était actuellement décalé sur la rive gauche) pour limiter les phénomènes d’érosion et la déstabilisation du versant déjà instable.
  2. de créer un chenal de 20m de large pour permettre un écoulement aisé de l’eau y compris en cas d’embâcles et pour en limiter sa vitesse.
  3. d’abaisser le seuil du barrage à – 4 mètres par rapport au niveau actuel pour limiter la retenue d’eau en amont sans l’annuler complètement. La contenance résiduelle serait autour de 3 000m3.

Pour se faire, plus de 60 000 m3 de matériaux seront à mobiliser au niveau du barrage et “étalés” en pente douce à la fois pour combler partiellement la retenue d’eau, ralentir les vitesses de l’eau, éviter de transporter ces matériaux.

Le coût de l’opération avoisine les 750 000 euros. Il supporté par la CARF. Une partie des fonds provient du prélèvement de la taxe Gemapi qui est inscrite sur votre feuille d’impôt foncier. La commune ne finance pas ces travaux en raison du transfert de compétence opéré dans le cadre de la loi Notre.

Les travaux doivent démarrer la semaine du 17 septembre pour une durée de 3 mois environ. Ils seront réalisés et suivis par le SMIAGE (Syndicat Mixte Inondations, Aménagement et Gestion de l’Eau, créé initialement par le Département 06).